Le Mot Ment.
10 octobre 2009
Je voudrais parler. J’aimerais trouver les mots pour le dire, pour expliquer ce qui se passe… Pourquoi pleurer? trop de larmes ont déjà été versées pour ce genre de crise, trop de mots ont été dit pour expliquer l’incompréhension persistante des gens.. pleurer en pareil instant reviendrait à abdiquer, marquer sa faiblesse, alors qu’on se sent fort.. pas de larmes, plus de larmes, pas de mots, plus de sons, moins de sourires..Je n’ai pas trop de vocabulaire, non, pas plus que je ne ramène ma science à tout-va. Mes mots sont parfois forts, parce qu’ils couvrent le mouvement violent du fond de l’être, ils protègent l’autre de la noirceur intérieure, du trouble, et apaisent parfois mes maux. Les mots sortent en éventail de ma bouche, ils jonglent dans l’air, se fixent de temps à autres sur les êtres, et retombent sur le pavé.. ils finissent piétinés, à l’instar de mon coeur qui leur donne vie chaque jour, encore un peu plus..
Je ne changerai pas mes mots, ils me reflètent. Ils sont durs, ils sont doux, assassins et amers, désespérés et vides, ils sont joyeux et multicolores, drôles et repoussants à la fois, mais ils sont à moi, ils sont de moi…
Tout ceci finira bien par s’estomper..