Je ne suis pas à vendre.
10 octobre 2009

C’est amusant de voir comme les choses changent, à quelle vitesse elles évoluent parfois, les gens ont une certaine aisance à tourner la page des relations amicales, amoureuses ou professionnelles. Tant mieux pour eux. Une facilité déconcertante, ou plutôt devrais-je dire une lâcheté affligeante. Mes mots ne vont peut-être pas plaire, et je m’en tape, j’irais de toute façon au bout de mon constat. Parce que d’une part, j’en ai besoin, comme la nécessité de poursuivre la blogothérapie, et d’autre part, parce que j’écris sur ce qui ne se dira jamais, trop lâche pour entendre ou pour voir, les individus concernés se taisent de toute manière.. alors, je peux bien prendre la parole, non pas pour eux, ni contre eux, mais sans eux.
Emy la bonne copine en à sa claque des profits et des autres petites hypocrisies en tout genre. Terminé. Je ne suis pas en sucre. Je ne suis pas naïve. Je ne suis pas votre amie. Je suis Emilie, une fille sincère qui aime son prochain, mais qui râle de se faire sans cesse abuser par les siens.
Ainsi, grâce ou à cause d’eux, vous n’avez qu’à choisir le terme qui vous convient le mieux, je ne proposerai plus mon aide, ni mon amour, encore moins mon amitié, si c’est pour les voir bafoués, souillés, piétinés par la conspiration juvénile et merdeuse que certains ont formé.
Les hommes sont vraiment tarés.
Tu leur parles de leur esprit, ils comprennent leur queue, tu leur parles de leurs queues, ils comprennent leur esprit. Parfois tu tombes sur un homme qui a plus de vocabulaire que toi, alors tu l’écoutes, tu apprends de lui, il apprend de toi, et puis plus rien. C’est normal, c’est encore une question de considération, peut-être même de sentiments, et pour toi ce ne sont pas des hypothèses mais bien des faits. Tu peux aussi tomber sur les donneurs de leçons, qui croient dur comme fer que leur parole est l’unique parole. Tu peux rencontrer un homme qui te fait miroiter la plus jolie des relations, pour te laisser tomber au premier changement de saison. Tu peux tomber sur celui qui t’écoute, qui te pousse à la confession et qui par la suite se dédouane de tout soutien moral à ton égard. En somme, tu peux tomber sur tout ce qui bouge et qui a une idée derrière la tête..
Dites-moi qu’il y en a quand même qui croient aux fleurs ? A l’amour ? A la passion ? A la confiance ? Aux mots vrais ?
Le Mot Ment.
10 octobre 2009
Je voudrais parler. J’aimerais trouver les mots pour le dire, pour expliquer ce qui se passe… Pourquoi pleurer? trop de larmes ont déjà été versées pour ce genre de crise, trop de mots ont été dit pour expliquer l’incompréhension persistante des gens.. pleurer en pareil instant reviendrait à abdiquer, marquer sa faiblesse, alors qu’on se sent fort.. pas de larmes, plus de larmes, pas de mots, plus de sons, moins de sourires..Je n’ai pas trop de vocabulaire, non, pas plus que je ne ramène ma science à tout-va. Mes mots sont parfois forts, parce qu’ils couvrent le mouvement violent du fond de l’être, ils protègent l’autre de la noirceur intérieure, du trouble, et apaisent parfois mes maux. Les mots sortent en éventail de ma bouche, ils jonglent dans l’air, se fixent de temps à autres sur les êtres, et retombent sur le pavé.. ils finissent piétinés, à l’instar de mon coeur qui leur donne vie chaque jour, encore un peu plus..
Je ne changerai pas mes mots, ils me reflètent. Ils sont durs, ils sont doux, assassins et amers, désespérés et vides, ils sont joyeux et multicolores, drôles et repoussants à la fois, mais ils sont à moi, ils sont de moi…
Tout ceci finira bien par s’estomper..